Linux pour les traducteursTAOVie de traductrice

Vous utilisez Wordfast sous Linux ? Attention aux raccourcis !

Tux mascotte Linux

Les traducteurs qui travaillent sous Linux ne sont probablement pas très nombreux. Le simple fait que le logiciel de TAO le plus répandu, Trados, n’ait pas été conçu pour fonctionner sous Linux n’encourage pas les traducteurs à s’intéresser à ce système d’exploitation libre, gratuit et performant, qui représente une excellente alternative à Windows et à Mac. Pourtant, il y a plusieurs autres logiciels de TAO, parmi lesquels certains peuvent être utilisés sous Linux (la liste peut être consultée sur le site Linux for translators ). Donc, si vous êtes un traducteur, ou une traductrice, et que vous vous intéressez à Linux, sachez que celui-ci est parfaitement compatible avec la gestion de projets de traduction professionnels. Vous n’avez qu’à choisir un outil de TAO autre que Trados, et c’est parti !

 

Mon choix de départ : Wordfast

Personnellement, depuis le début de mon activité, j’utilise Wordfast. En effet, la formation à la TAO que j’ai reçue pendant mes études de traduction portait sur ce logiciel. D’autre part, Wordfast met à disposition une version d’essai gratuite, ce qui arrange bien les traducteurs qui débutent car ils disposent souvent d’une trésorerie de départ réduite. Cette version d’essai peut être utilisée pour une durée illimitée. La seule contrainte est le nombre des unités de traduction de chaque mémoire de traduction, qui ne peut pas dépasser 500. Ayant toujours été satisfaite par Wordfast, j’ai fini par acheter une licence il y a un peu plus d’un an.

Pendant la période où j’ai utilisé Wordfast, j’ai eu un seul incident technique ennuyeux. Celui-ci était justement lié au fait de travailler sous Linux Ubuntu, et que je relate ici pour les collègues qui rencontreraient la même difficulté. Un jour, pendant que je travaillais avec Wordfast, suite à une mauvaise manipulation, ma fenêtre de travail a disparu. Le logiciel était bel et bien ouvert, car le menu s’affichait tout en haut de l’écran, mais la fenêtre n’était simplement pas là. J’ai tout essayé en cliquant un peu partout dans le menu, car je croyais avoir changé involontairement les paramètres d’affichage de Wordfast, mais sans succès. J’ai donc dû ouvrir une deuxième fenêtre de travail, dans laquelle j’ai rouvert le document sur lequel j’étais en train de travailler.

Ainsi, j’ai continué de cette façon pendant plusieurs mois. Un jour, pendant que je changeais d’espace de travail (car sous Ubuntu, il est possible d’avoir plusieurs bureaux virtuels), j’ai aperçu du coin de l’œil une toute petite fenêtre (vraiment minuscule, style 1cm x 1 cm) : c’était bien ma fenêtre Wordfast ! Je l’ai maximisée, et tout est redevenu comme avant.

 

Mais que s’était-il passé ?

En cherchant des informations sur comment changer la taille des fenêtres de travail sur Ubuntu, j’ai trouvé la réponse : comme il est expliqué sur cette page , il est possible de maximiser et de réduire la taille des fenêtres en utilisant les raccourcis Ctrl + Super + ↑ou ↓. Ces raccourcis ressemblent en partie à ceux de Wordfast, tout en n’étant pas identiques : en effet, sur Wordfast, le raccourci Alt + ↑ou ↓ sert à passer au segment précédent ou suivant. Étant donné que la touche Super et la touche Alt sont l’une à côté de l’autre, il peut facilement arriver d’appuyer sur la première au lieu de la deuxième. Mystère éclairci !

Malgré cet incident, comme je le disais je suis globalement satisfaite de Wordfast. Mais depuis un bon moment, j’ai envie de tester OmegaT, un outil de TAO qui a le mérite d’être un logiciel libre. J’ai décidé que je l’utiliserai pour mon prochain projet de traduction, prévu pour mars, et je ne manquerai pas de relater mon expérience dans un prochain billet.

Et vous, avez-vous été tentés par Linux ?

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